Lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales

 
Lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales

TOUS MOBILISÉS CONTRE LES VIOLENCES
CONJUGALES ET INTRAFAMILIALES

L’égalité est un principe constitutionnel. En effet, le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 garantit l’égalité des droits reconnus aux femmes et aux hommes « dans tous les domaines ».

Constat
Bien que l’égalité soit une thématique, de fond et de long terme pour laquelle de nombreux acteurs institutionnels et associatifs mènent des actions, les violences conjugales et intrafamiliales en Nouvelle-Calédonie restent une réelle problématique.

L’usage excessif d’alcool ou de stupéfiants (cannabis) est régulièrement constaté dans les actes de violence par les forces de l’ordre. La commission de ces actes intervient quasi systématiquement sur fond d’alcool, régulièrement utilisé comme prétexte pour expliquer (voire justifier) la violence physique, alors qu’il sert principalement de catalyseur, déclenchant des actes provenant d’une violence déjà présente dans les actes du quotidien et au sein des familles.

Les chiffres des violences au sein des couples sont en effet alarmants :

Chaque année, 8 300 femmes* sont victimes de violences physiques ou sexuelles.

  • Une femme sur quatre a vécu une forme de violences (physique, sexuelle, financière) ** ;
  • Une femme sur huit subit une ou plusieurs agressions sexuelles avant l’âge de 15 ans** ;
  • Le taux de violence physique et sexuelle est sept fois plus élevé qu’en Métropole** ;

* Source ISEE, enquête CVS 2021

** Source CESE, enquête 2017

Seule une minorité de victimes effectue des démarches auprès des services sociaux ou médicaux, préférant ainsi se confier en premier lieu à un ami ou à un proche (45%), avant un médecin (23%), un travailleur social (11%), une association (11%) ou un psychologue (11%).

Seule 24% des victimes de violences conjugales déclarent avoir déposé une plainte à la gendarmerie ou dans un commissariat de police suite à ce type de violences. L’espoir de « trouver une autre solution » est la première raison justifiant le fait de ne pas signaler les actes de violences subis auprès des autorités.

Les avancées dans la lutte contre les violences intrafamiliales sont considérables depuis le Grenelle de 2019 qui a impulsé de nombreuses initiatives, et qui a permis une forme de libération de la parole.

Cette dernière est primordiale car elle conditionne la bonne mise en œuvre et la réussite de l’ensemble des actions et procédures qui ont été réfléchies et conçues pour venir en aide aux victimes de violences intrafamiliales.

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Affiche : Tous mobilisés contre les violences conjugales et intrafamiliales