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PAITA

De Paddonville à l'intercommunalité du Grand Nouméa

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BP 7 98890 PAÏTA

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Commune de Païta

En 1853, le grand chef Kuindo régnait sur ces terres… mais les gravures rupestres (pétroglyphes) que l’on peut observer dans le lit de la rivière en contrebas du col de Katiramona, indiquent une présence archéologique très ancienne ! L’Anglais - santalier - James Paddon y reçut, fin 1858, 4 000 hectares de terres de culture (bassin de la Caricouié et de Katiramona) en paiement de l’île Nou et de ses installations, qu’il céda à la France… et contre la promesse, également, qu’il y fasse s’implanter un certain nombre de colons en un temps déterminé, afin d’accélérer la mise en valeur de ces terres. Païta, surnommée « Paddonville », fut ainsi le premier centre de colonisation de la Nouvelle-Calédonie. Décédé à l’île Nou le 13 février 1861, Paddon, devenu paisible « gentleman farmer », fut d’abord enterré à Port-de-France, mais fut finalement exhumé et transféré sur sa propriété de Païta, à l’initiative des autorités françaises.

La première école

Avec l’arrivée de la transportation en Nouvelle-Calédonie, un certain nombre de voies furent percées, notamment l’amorce de la route coloniale n°1 dont le premier tronçon relie Nouméa à Païta. Cette route passant devant la maison de Monsieur Metzger, il décided ’agrandir sa demeure pour la transformer en hôtel. En 1864, le colon Anton Metzger fonde avec les Gaërtner, les Lynch et les Ohlen, la première école de Païta et accueille les premiers missionnaires catholiques sur sa propriété. Il sera maire de Païta et fait Chevalier du Mérite Agricole.

Sur le chemin de Nouméa, Païta offrait la sécurité et la nourriture aux cavaliers et à leurs montures. Des hôtels proposaient au voyageur chambre meublée, restaurant ou même billard, mais aussi remise pour son chargement et écurie pour son cheval. L’hôtel Paddon est le premier à ouvrir ses portes à l’entrée sud du village, sur la concession Metzger. D’autres suivirent, qui connurent des fortunes diverses : l’hôtel de la gare, l’hôtel de la poste, l’hôtel de la place, l’hôtel du cheval blanc et l’hôtel Paladini où se joua le sort de la colonie et son ralliement à la France libre le jeudi 19 septembre 1940 autour de la table dite du ralliement.Des hôtels proposaient au voyageur chambre meublée, restaurant ou même billard, mais aussi remise pour son chargement et écurie pour son cheval. L’hôtel Paddon est le premier à ouvrir ses portes à l’entrée sud du village, sur la concession Metzger. D’autres suivirent, qui connurent des fortunes diverses : l’hôtel de la gare, l’hôtel de la poste, l’hôtel de la place, l’hôtel du cheval blanc et l’hôtel Paladini où se joua le sort de la colonie et son ralliement à la France libre le jeudi 19 septembre 1940  autour de la table dite du ralliement.

image-PAITA vous souhaite la bienvenue

Un petit train

Les transportés participent également à l’édification de plusieurs ponts à Païta, aux travaux de prolongement de la ligne de chemin de fer depuis Dumbéa ainsi qu’à la construction de l’église (1876). Païta a toujours approvisionné Nouméa en charbon, chaux, bois et produits divers. La production de charbon a ainsi été, jusque dans les années 1960, une activité très pratiquée à Païta. Mais les camions ont peu à peu remplacé les chars à bœufs, puis l’utilisation d’autres énergies ont rendu cette production utile et les derniers fours ont été abandonnés. La culture de la canne à sucre est, en revanche, rapidement abandonnée en raison des invasions de sauterelles et du manque de débouchés. L’usine à sucre construite en 1872 doit fermer ses portes. Les pères maristes rachètent le bâtiment pour en faire un pensionnat. Il est aujourd’hui réaménagé et constitue le séminaire Saint-Léon. Située à 26 km au nord-ouest de Nouméa, la capitale, Païta s’étend de Katiramona à Tontouta sur 70 000 hectares. Elle est la commune la plus étendue du « Grand Nouméa ». Bordée par la mer au sud, Païta est dominée par le Mont-Mou, qui culmine à 1 211 mètres d’altitude. Elle accueille la zone aéroportuaire de Tontouta, unique aéroport international de la Nouvelle-Calédonie.  La commune est traversée par les deux principales voies de communication : la route territoriale n°1, qui relie le sud au nord, et la voie expresse ouest (V.D.O.), route à deux voies à péage (actuellement en cours de doublement entre Dumbéa et Port-Laguerre).  Sa population est passée de 8 643 habitants en 1996 à environ 13 000 habitants en 2004 (soit + 50,5%) répartis, pour l’essentiel, sur des régions aussi nombreuses que spécifiques : Tontouta ; Tamoa ; Païta-Village ; Mont-Mou ; Katiramona ; Tribus de N’Dé, Naniouni, Bangou et Saint-Laurent.

Harold MARTIN Païta 2014

PORTRAIT D'HAROLD MARTIN,

MAIRE DE PAÏTA

 

Harold Martin est né à Nouméa le 6 Avril 1954.

La famille Martin est originaire d’Ecosse et est arrivée en Nouvelle Calédonie bien avant que la France ne prenne possession des lieux. Son arrière arrière grand oncle James Paddon, officier de la Royal Navy, avait décidé de rester dans le pacifique pour chasser la baleine. Il commerça le santal aux Nouvelles Hébrides mais trouvant les kanak plus pacifistes, il s’installa dans la rade de Nouméa sur les lieux du Kuendu beach actuel. Les militaires français installés sur le fort avec une vue directe sur l’Anglais projetèrent de le déloger. Prévenu par les mélanésiens, James Paddon s’enfuit sur une baleinière, à la rame en compagnie de 8 kanak et gagna l’Australie. Il négocia sa propriété de Nouville contre une concession à Paita et fit venir des colons germaniques plus connus désormais sous le nom de colons Paddon. Le berceau de la famille Martin fut ainsi créé. Païta a été la seconde commune décrétée après Nouméa et c’est ainsi que les maristes ont installé  leur premier séminaire dans un village fondé par un protestant.

Harold Martin a fait des études primaires et secondaires à Nouméa et a passé son enfance en brousse dans la propriété familiale auprès des chevaux qui sont et ont toujours été sa passion. Il a même monté en courses  et s’est frotté à des jockeys australiens. Il jouait également au football avec ses copains kanak et ne percevait aucune animosité entre les différentes composantes de la société calédonienne.

Les années 1970 arrivent et la jeunesse calédonienne issue du boum économique, persuadée que l’eldorado allait toujours durer, part insouciante et légère pour la métropole afin de poursuivre des études. C’est ainsi qu’Harold part faire ses université en travaux publics boulevard Saint Germain à Paris et devient très vite président de l’association des étudiants de Nouvelle Calédonie. Il rencontre alors des compatriotes kanak politisés qui ont découvert les 2 vitesses de la société calédonienne avec d’un côté une jeunesse dorée et de l’autre des habitants ne bénéficiant même pas des équipements basiques comme l’eau ou l’électricité. Le dialogue entre les 2 jeunes communautés est devenu impossible et dès lors le conflit s’installe et le foyer calédonien de la rue des Ecoles à Paris fait l’objet d’occupation violente et est même muré avant de revenir à un fonctionnement plus normal. C’est par la création de cette fédération des étudiants que le jeune calédonien s’implique en politique.

Il a ainsi l’occasion de rencontrer Jacques Lafleur qui vient souvent en métropole et qui décèle chez le jeune étudiant, un leader qui n’hésite pas à faire le tour de France pour recruter massivement pour son mouvement qui compte alors 70 membres. C’est ainsi qu’en 1977, Harold Martin devient l’attaché parlementaire de Jacques Lafleur. Son diplôme de travaux public lui servira cependant dans le futur dans le cadre de la politique de la ville en tant qu’élu.

 Elu  voilà le vocable que revendique Harold Martin. Il a d’abord hésité puis se retrouve en 1983 conseiller municipal à Nouméa, puis élu à l’assemblée territoriale dès 1984. Il arrive à Paîta comme élu municipal en 1989 et en devient le 1er  magistrat en 1995 sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui. Il a également été Président du gouvernement de Nouvelle Calédonie, Président du Congrès, Président de la commission de l’agriculture, de l’OCEP, de l’ERPA….. Il est signataire de l’Accord de Nouméa  et peut vous raconter cette signature avec ses prémices et ses rebondissements avec un très grand luxe de détails et d’anecdotes. Lorsque tous les signataires se sont mis d’accord en 1998, ils se sont embrassés et  le Haut Commissaire Dominique Bur a sablé le champagne. Ce moment reste pour Harold Martin une des grandes et fortes émotions de sa vie.

Le temps ……il en dispose de trop peu et il passe trop vite et il dit avoir déjà vécu plus de la moitié de ce qui lui est imparti. Il va 4 à 5 fois par an à Paris et cela lui impose une réorganisation de sa vie. Il a donc peu de loisirs toujours à cause de ce temps qui file et de ses multiples obligations de représentation. Il confesse….il fait du vélo le dimanche et continue à être fou de chevaux. Sur son bureau une magnifique sculpture équestre en bois rappelle sa passion et il rêve à recréer une écurie de course. Il a 3 grands enfants.

Monsieur le maire aime passionnément sa commune. Il nous a confessé que son expression favorite était : FORT DE CAFE.

 

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creation : 20/05/2011 09:11

modification : 09/07/2014 09:36