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FARINO

La communauté à vu le jour dans la deuxième moitié du XIXème siècle ; elle était constituée de pionniers libres et libérés. Sur de très petites concessions, ils ont mis en place une forme de polyculture d’autoconsommation  et d’autosuffisance. Ces pionniers ont ainsi réussi à acclimater, avec plus ou moins de succès, des cultures comme la vigne.

mairie Farino

Mairie de Farino

FICHE COMMUNE DE FARINO

Hier

La communauté à vu le jour dans la deuxième moitié du XIXème siècle ; elle était constituée de pionniers libres et libérés. Sur de très petites concessions, ils ont mis en place une forme de polyculture d’autoconsommation  et d’autosuffisance. Ces pionniers ont ainsi réussi à acclimater, avec plus ou moins de succès, des cultures comme la vigne.

Mais les conditions de vie étaient très rudes, si l’on en croit le nombre de concessionnaires successifs sur une même parcelle. En fait, la population n’a trouvé une certaine stabilité, grâce au café, que durant la première moitié du XXème siècle. En raison sans doute d’un prix trop bas pour un travail trop pénible. Puis la filière s’est essoufflée jusqu’à disparaître presque totalement. La brousse a alors repris ses droits sur les caféries à l’abandon. Avec cette crise, l’exode rural est amplifié, accompagné d’une paupérisation de la population restée sur place.

Aujourd’hui

Farino se situe à 120 kms de Nouméa et compte 460 habitants sur 48 km2. C’est la plus petite commune de Nouvelle Calédonie mais elle est réputée pour ses animations, sa fête  du ver de bancoule, sa fête des crabes, ses raids. La commune a une vocation agricole et possède des plantations de café, dont l’un est servi à l’Assemblée nationale. Le parc des grandes fougères inauguré en novembre 2008s’étend sur 3 communes dont celle de Farino Ce parc abrite des joyaux de la biodiversité calédonienne et attire de très nombreux visiteurs on parle de 10 000  pour l’année 2009. On trouve aux grandes fougères la plus grande concentration d’oiseux du territoire en particulier la fauvette lantana sucrée. Farino connaît cependant un renouveau certain depuis une vingtaine d’années. Le déclic a vraisemblablement été donné par l’organisation d’un marché mensuel. Celui-ci a redonné une certaine fierté aux habitants et entraîné un véritable essor économique. Le contact direct du producteur aux consommateurs a créé une dynamique de relation et de confiance réciproques. Parce qu’ils en avaient la volonté et le courage, les Farinois sont devenus les acteurs de leur propre développement. Le marché de Farino attire de nombreux visiteurs à la recherche de produits du terroir authentiques et fait vivre 120 familles de Farino et  des tribus avoisinantes. Farino est un vrai joyau touristique qui voit défiler de nombreux gastronomes heureux de se régaler à la table de mamie Fogliani , figure locale internationalement connue. La population  est très respectueuse de l’environnement et le site est coquet et propre. Un plateau sportif est à la disposition des jeunes et le wifi est accessible en mairie qui emploie 12 personnes et publie un mensuel.

Demain

 

La commune vise à pérenniser son activité touristique et à développer son attractivité. La commune met en place une petite cafétéria afin de faire bénéficier les promeneurs de son site ouvert à 360 degrés qui permet d’apercevoir l’embouchure de la Téremba et la barrière de Corail. L’intercommunalité permettra de mutualiser les actions et les projets (OGAF, syndicat mixte du parc des grandes fougères).

Ghislaine_Arlie

Ghyslaine Arlie

PORTRAIT DE MAIRE

GHISLAINE ARLIE

 MAIRE DE FARINO

Ghislaine ARLIE est née à Poindimié en 1961 dans une famille de commerçants. La famille comptait 18 enfants dont 6 étaient adoptés, la technique de l’adoption étant coutumière. Elle était la quatrième de la fratrie. Mamie FOGLIANI, sa maman, avait une maman Kanak. Les ascendants du père de Ghislaine étaient bretons-italiens et étaient arrivés par le Vanuatu après avoir travaillé dans la production de bois en Australie. Mamie FOGLIANI, promise à son mari, vivait dans une famille très pauvre qui cultivait le café, et l’a épousé alors qu’elle était âgée de 15 ans et 9 mois et lui de 45 ans. A l’âge de 6 ans, ses parents quittent Poindimié pour prendre un commerce d’alimentaire et de détails à La Foa. Elle fait sa scolarité du CP à la fin de la 3ème  Ã  La Foa. Elle travaille beaucoup à la maison pour élever ses frères et sÅ“urs.« En 1971, on a eu 3 bébés à la fois Â» dit-elle.

En seconde, elle part au lycée La Pérouse à Nouméa en internat. Ce furent les meilleures années de sa jeune vie. Il y avait les copines, c’était familial. Le week-end, on voulait rester à l’internat car on apprenait à danser, on allait au cinéma, les filles de brousse étaient regroupées et l’on pouvait travailler. Elle passe son baccalauréat et cette année-là, a été la seule fille de La Foa à avoir son bac. Elle voulait devenir vétérinaire mais les moyens financiers de sa famille ne le permettaient pas, il n’y avait pas de dispositifs boursiers, et de toute manière Mamie ne l’aurait pas laissé partir. Son professeur de mathématiques, M. Jacques FAYARD a insisté pour qu’elle continue ses études après son baccalauréat et elle passe donc avec succès un BTS de comptabilité. Elle a eu Paul NEAOUTYINE comme maître-auxiliaire en économie. Elle travaille d’abord comme institutrice pendant 1 an, comme professeur de sténo pendant 2 ans à Nouméa puis est embauchée à Farino comme secrétaire de mairie de 1984 à 1989.

En 1989, la mairie de La Foa recherchant un spécialiste comptable dans les budgets communaux, elle postule et est embauchée pour ses connaissances en matière de M11.

En 1991, elle bénéficie du dispositif 400 Cadres dans la même promotion qu’Henriette HMAE avec qui elle partage une maison à Besançon puisqu’elles avaient toutes deux charges de famille. Elle fait son stage pratique à Poligny dans le Jura, une ville de 5000 habitants, où on lui propose le poste de comptable. Mais le climat et l’éloignement de la Calédonie lui font renoncer à cette proposition. Munie de son diplôme de secrétaire de mairie, elle reste sur le poste jusqu’en 1994 puis est secrétaire du bureau du SIVM Sud à La Foa jusqu’en 2003, date à laquelle, elle prend sa retraite.

Son entrée en politique date de 1995, époque à laquelle elle avait présenté une liste car elle avait envie de s’investir pour sa commune de Farino. Elle est déjà secrétaire de l’association française des maires et en 2001, est élue maire de la commune de Farino et présidente de l’association française des maires. « Les maires me font confiance Â» dit-elle. A la dernière élection municipale, elle a de nouveau été réélue. Elle est présidente de la commission environnement à la province Sud et membre de la commission de l’agriculture et du développement durable. Elle est élue au congrès et travaille dans les commissions infrastructures et finances et agriculture, elle est présidente du syndicat mixte des grandes fougères, secrétaire du SIVN Sud et vice-présidente du SIUV Côte Ouest.

Le 4 décembre 1981, à l’âge de 20 ans, elle se marie avec Eric CREUGNET qui malheureusement décédera dans un accident de voiture à l’âge de 30 ans et dont elle aura deux garçons. Elle se remarie en 2003 avec Jean-Michel ARLIE, ancien sous-préfet de La Foa et actuel directeur de l’ADECAL dont elle a eu une fille qui a actuellement 12 ans. Un grand malheur la frappe alors que sa fille a quelques mois, son fils aîné décède. Son deuxième fils est entrepreneur de transports et sa maman l’a marié le 13 Août 2010. Elle avoue avoir eu un peu de trac à l’idée que l’émotion ne la  submerge. Elle aime marcher en forêt, est passionné de botanique, de jardinage, d’arbres endémiques qu’elle aimerait bien produire. Sa bibliothèque est bien remplie car elle adore la lecture et lisait déjà à l’âge de 4 ans. Elle se dit excessive en tout…Elle aime jouer de la guitare, chanter et partage ces passions avec sa fille. Mamie lui a transmis le goût de la cuisine mais « le ragoût de cerf aux tarots de Mamie Â», c’est 50 ans de cuisine…Elle avoue préférer faire la cuisine que la manger. Elle adore les animaux, a toujours eu des chevaux, des chiens et des oiseaux.

Elle voyage beaucoup en tant que vice-présidente des communes d’outre-mer. La Réunion lui plaît beaucoup pour son pittoresque, sa forêt humide, son Piton des neiges, elle a visité la Chine, l’Indonésie, l’Australie, la Nlle-Zélande, le Vanuatu, les Fidji, les USA, le Mexique. Elle est croyante et positive en disant que chaque jour est un beau jour. Et elle remercie le Seigneur d’être ce qu’elle est et elle dit « que Dieu lui a enlevé et lui a redonné le meilleur Â». Elle essaie de regarder ce qu’il y a de pire et ne se plaint pas, « la vie est un combat permanent, ce qui ne me détruit pas me rend plus forte Â»

Ghislaine se dit pragmatique « je suis taureau-buffle, je sais où me situer Â». « Je suis une femme de la terre Â».

Ses deux mots préférés sont « COURAGE  Â» et « HUMILITE  ».

Ghislaine ARLIE est une belle jeune femme décidée, volontaire, au verbe haut, dont le regard clair pétille d’intelligence, d’espièglerie et de caractère, mais c’est aussi une grande dame de cœur que la vie a beaucoup éprouvée et qui cependant continue de rebondir et de se dévouer aux autres avec l’excessivité qui la caractérise.

creation : 19/05/2011 15:15

modification : 27/06/2011 07:21