Portrait de Miguel Da Luz Vice Président de l'Association Okinawa-Nouvelle Calédonie
Un champion de karaté communiquant
PORTRAIT DE MIGUEL DA LUZ, VICE-PRESIDENT DE L’ASSOCIATION OKINAWA NOUVELLE-CALEDONIE
Miguel DA LUZ est né à Quimper en 1971 d’une maman bretonne dont l’arbre généalogique remonte jusqu’à Guillaume le Conquérant au 14ème siècle et d’un papa portugais né à Maceira-liz près de Leira non loin du sanctuaire de Fatima. Son père étant légionnaire, il a donc beaucoup bougé dans sa petite enfance puisqu’il est allé à Madagascar puis en Avignon puis en Guyane, puis de nouveau en Avignon, puis de nouveau en Guyane et revient en Avignon où sa maman s’installe à St Rémy de Provence comme laborantine.
De 1982 à 1993, il vit à Quimper où il fait toutes ses études de gestion administrative et sociale. Il travaille pendant 2 ans dans un centre de traitement pour épileptiques. Parallèlement, Miguel s'implique dans le sport et s'intéresse au karaté. Tout basiquement comme il n'y avait pas de transport aisé pour aller dans le club proposant du karaté de Tokyo, il s'inscrit dans un club offrant du karaté d'Okinawa. En 1993, un cruel dilemme s'offre à lui, bénéficier de sa réussite au concours d'éducateur spécialisé pour les polyhandicapés ou partir à Okinawa pour pratiquer son art. Sa mère pleure mais l'incite à partir pour faire le grand saut vers le Japon.
Il arrive en 1993 à Okinawa sans parler japonais, et pendant les premiers six mois, il a fait du karaté, du karaté, du karaté, 6 heures par jour et du saké, du saké, quelques heures par soir, et des sushis, des sushis aussi quelques moments par jour, tout cela dans le même restaurant où il a fait de formidables rencontres et où il a appris le japonais. Il a fait plein de petits boulots, construction, plomberie, est parti 3 mois à Taïwan, puis de retour à Okinawa, il a travaillé dans un bar, dans le nettoyage industriel pendant 3 ans continuant ainsi son apprentissage de la langue japonaise.
Il se marie une première fois en 1996 mais l’union ne durera que 4 ans, le poids de la famille okinawaienne étant extrêmement important. Il a ainsi appris à bien détricoter la structure sociale japonaise.
En 2006, il se remarie avec Hiroko et ils sont les heureux parents de deux adorables petits garçons.
En 1999, il a créé un journal anglais avec des américains, en 2001, un magazine en 4 langues et malgré son don pour l’écriture, ses talents d’éditorialiste et les performances et les bonnes retombées de ses écrits, il doit renoncer à s’investir dans la création de ces périodiques. Il dit que tous les échecs le font grandir.
En 2007, il crée sa propre entreprise de communication avec son beau père qui est seulement une caution nominative. Sa société fonctionne bien et lui laisse du temps pour ses très nombreuses activités associatives. Il dit ne pas avoir besoin de comparses français pour s’épanouir, il est très introduit et fait partie désormais de la société okinawaienne.
Il lit beaucoup, 50 % en anglais, 40 % en français et 10 % en japonais, il confesse avoir encore un peu de mal avec le japonais pour ce qui est de la lecture. Il va peu au cinéma car les séances sont très chères au Japon, environ 1600 cfp. Il n’aime pas jardiner mais est un véritable fan du barbecue. Il cuisine beaucoup, les spaghettis à la carbonara, le couscous, les escalopes à la crème et aux champignons, il apprécie beaucoup les moments de convivialité avec les amis. Les japonais reçoivent peu. Alors il invite chez lui car pour Miguel, parler, échanger, c’est culturel.
Son enfance a été quelque peu bouleversée par le divorce de ses parents, ce qui fait qu’il a occulté toute la partie de sa jeune enfance qu’il a vécue avec son père. Après de nombreuses années, en 2001, il a retrouvé son père, a définitivement réglé le problème qu’il avait avec lui mais a toujours du mal à se replonger dans ses premiers souvenirs. Il ne regrette absolument rien de ce qu’il a fait, son mot préféré est « échanges ».
Ce franco-portugais nippon est extrêmement impliqué dans le karaté et par ce biais là est devenu interprète pour beaucoup de karatékas qui veulent revenir à la source du karaté à Okinawa. Il est venu en Nouvelle-Calédonie en 2007 pour la première fois et c’était comme s’il revenait dans la Guyane de sa petite enfance. Il est heureux, il est fondu de karaté et c’est un papa gâteau absolument émerveillé par son fils aîné qui, à 4 ans, le mène par le bout du nez et fait déjà preuve de volonté, de déterminisme et de charme.
Miguel est un merveilleux monsieur, souriant, patient, dévoué, plein d’humour, charismatique, une ressource merveilleuse pour l’association Okinawa Nouvelle-Calédonie, présidée par Monsieur MIKI Takeshi, qui utilise ses talents spontanés de relationnel pour resserrer les liens entre les descendants d’Okinawa de Nouvelle-Calédonie et leurs familles japonaises.
Merci Miguel pour toute ta bonne humeur mâtinée d’autorité naturelle et pour la magnifique organisation mise en œuvre pour les Calédoniens venus au festival Uchinanchu.
Les Présidents des associations Calédonienne et Okinawaienne
et Miguel
creation : 28/10/2011 18:23
modification : 04/11/2011 08:10
