Minh Dach Calédonien et champion de France de Karaté
C'est à Okinawa que ce portrait a été réalisé le 8 octobre 2011
PORTRAIT DE MINH DACK CHAMPION DE FRANCE DE KARATE
Minh DACK est né à Nouméa en 1982 d’un papa Tongien-vietnamien et d’une maman Wallisienne-kanak de Touho (la tribu de Tenganpaik). Il est élevé au Mont-Dore à Yahoué, fait ses études primaires à l’école du Pont des Français puis au collège de Boulari et ensuite au collège Beaudoux. Il est tombé dans la marmite karaté lorsqu’il était tout petit puisque son papa grand fan de Bruce Lee était formateur en arts martiaux, que son unique sœur aînée pratiquait déjà le karaté tout comme sa maman également addict aux arts martiaux. Il commence donc à pratiquer ce sport à l’âge de 5 ans et demi en singeant sa sœur, commence les compétitions à l’âge de 7 ans et à 9 ans remporte son premier titre calédonien. Perdre des combats l’énervait et il a donc plongé dans la spirale de la gagne. A 18 ans, il remporte le titre de champion de France et est accepté en cycle sports études à Paris où il est hébergé dans un foyer pour étudiants. Les débuts parisiens ont été un peu difficiles, surtout en matière de logement mais en 2001 il intègre l’équipe de France dans laquelle il est encore aujourd’hui. Parallèlement à sa carrière sportive, il a fait 3 ans d’études en commerce et management et a également obtenu son diplôme d’Etat d’éducateur en karaté. Il est passionné par le graphisme, le dessin et maintenant il va s’investir dans la vie active avec l’idée de créer son entreprise de personnalisation de vêtements.
Dans les prochains jours, il quittera Paris pour Montpellier et espère d’ici un an pouvoir revenir en Nouvelle-Calédonie pour partager son savoir, créer un renouveau dans le karaté calédonien. Minh était présent à Okinawa lors du festival Uchinanchu car Okinawa est le berceau des arts martiaux.
Il a eu l’occasion de beaucoup voyager lors de sa carrière sportive (Allemagne, Pologne, Angleterre, Canaries, Espagne, Norvège, Slovaquie, Estonie, Croatie, Grèce, Suisse, Belgique, Pays-Bas, Serbie, Ecosse, Monténégro, Turquie, Maroc, Gabon, Réunion, Usa, Mexique, Vénézuela, Martinique, Japon, Chine, Taïwan, Vietnam, Laos, Australie, Nouvelle-Zélande, Fidji, Indonésie). En allant au Vietnam l’an passé, il a beaucoup appris sur la culture de son père.
Il aime lire des ouvrages sur le développement personnel et sur l’introspection. Il a découvert le petit rien qui change tout grâce à un lama bouddhiste, il est pragmatique et aime aller à l’essentiel. Comme il va déménager sous peu, il envisage de se séparer de tout le superflu. Il aime bien regarder des dvd, des documentaires, il a un certain penchant pour la gastronomie et son plat préféré sont les brochettes de poulet de sa mémé qu’il vendait au Pont des Français. Il aime bien faire la cuisine et copie celle de maman. Il aime son chien Tiki, un joli labrador. Sa sœur lui a transmis le virus du reggae et il dit « Tairo et Blacko ça me parle ». Enfant, il rêvait d’être jardinier comme le vieux voisin de son papi à Yahoué. Sa maman jardine et il aime cela aussi. Il n’est encore jamais allé à Wallis mais aimerait bien s’y rendre pour découvrir la culture maternelle. Il accorde une grande importance à la spiritualité et jusqu’à présent n’a pas encore eu la possibilité de se consacrer à la création d’une famille. Il dit que dans cette société de consommation où l’on jette tout, les relations sont difficiles comme si on se fatiguait aussi des sentiments. Ses parents lui ont donné un merveilleux exemple d’amour et de réussite de vie commune. Il est heureux car il fait ce qu’il aime grâce à sa mère, il est plein de projets pour aider les jeunes et s’impliquer dans le monde éducatif. Sa nièce Enza tient aussi une très grande place dans son cœur car elle lui donne beaucoup d’énergie lorsqu’il vient en Calédonie et qu’il a hâte de rentrer au pays pour la voir grandir.
Son mot préféré est « Aide toi le ciel t’aidera ».
Dack MINH est un exemple de gentillesse, de force tranquille, d’équilibre et de volontarisme peu commun, il a participé à toutes les manifestations à Okinawa n’hésitant pas à mouiller le kimono pour faire des exhibitions pour la plus grande joie des Japonais édifiés par son talent et sa grâce. Il dégage une force tranquille et de respect de l’autre et de soi même qui explique qu’il soit le meilleur karatéka de France et le plus agréable jeune homme de Yahoué.
creation : 28/10/2011 12:18
modification : 28/10/2011 12:18
