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LE CONTROLE DE GESTION

Le poste de contrôleur de gestion au haut-commissariat de la République en Nouvelle Calédonie a été créé en juillet 2004 dans la perspective de la globalisation des crédits de fonctionnement et de rémunération, ainsi que dans la perspective de la mise en œuvre de la LOLF au 1er janvier 2006.

Le poste de contrôleur de gestion au haut-commissariat de la République en Nouvelle Calédonie a été créé en juillet 2004 dans la perspective de la globalisation des crédits de fonctionnement et de rémunération, ainsi que dans la perspective de la mise en œuvre de la LOLF au 1er janvier 2006.

C’est une démarche relativement nouvelle pour les services de la fonction publique, aussi nouvelle que la démarche de performance instituée dans le cadre de la LOLF.
Les gestionnaires, et plus précisément les préfets ou les haut-commissaires, dans le cadre de la globalisation des crédits, se voient accorder une plus grande autonomie. Le préfet dispose de l’utilisation de ses crédits en matière de dépenses de fonctionnement mais surtout en matière de rémunération de son personnel, ce qui signifie que le préfet peut élaborer sa propre « politique », qu’il a les moyens de conduire sa maison en fonction des priorités qu’il estime être celles de sa structure.

Mais, dans le même temps, et en échange en quelque sorte de cette liberté d’action, il doit rendre compte à son administration centrale, de son activité et de l’utilisation des crédits qui lui sont alloués.

Où se situe le contrôle de gestion au sein de ces différentes logiques ?

Dans le cadre d’une plus grande liberté d’action donnée au préfet, il intervient comme une aide à la prise de décision, ou comme il se dit aussi comme une aide au pilotage de l’activité, dans le sens où son travail consiste à rassembler des informations, des données quantifiées, mesurées, relatives à une activité et à dresser le bilan de cette activité.

Pour faire simple, le contrôleur de gestion dresse un état des lieux d’une situation et tente d’en extraire un mode d’organisation propre à la structure étudiée. Pour dresser un état des lieux, il utilise des ratios, des indicateurs d’activité, qui ont été crées par l’administration centrale ou qui peuvent être crées localement afin de mesurer une activité spécifique ; il utilise aussi la conduite d’entretien pour illustrer l’organisation du travail au sein d’une structure. Il peut faire des analyses de coût sur une activité en particulier.

Finalement, l’objectif est que l’encadrement dispose de données objectives relatives à l’exercice de ses missions, de mettre en exergue la suffisance ou l’insuffisance des moyens humains, matériels mis à la disposition d’un service pour que celui-ci soit en mesure de répondre aux exigences de sa mission.


En matière de retour d’informations vers l’administration centrale, le rôle du contrôleur de gestion est de faire remonter toute une batterie d’indicateurs d’activité qui concernent le contexte économique et social du territoire, la répartition des emplois, le répartition budgétaire par type de dépenses et des indicateurs de résultats.

Finalement l’expression « contrôle de gestion » porte assez mal son nom. Elle est la traduction littérale de l’anglais « management control », et to control en anglais signifie piloter, maîtriser.
La fonction du contrôle de gestion ne consiste en rien dans le contrôle de l’activité des agents –rôle qui revient à l’encadrement direct – mais plutôt en une forme de maîtrise de la gestion ou d’ assurance d’une bonne gestion.